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ANTONIN MOREL : ambassadeur CRAZY! aux quatre coins du monde

Antonin Morel, l’allure zen, arrive le matin sur son lieu de travail tout sourire et débordant d’énergie, après avoir parcouru en vélo les quelques kilomètres qui le séparent de son domicile à son bureau… Du haut de ses 22 ans, les deux pieds sur terre, il croque la VIE comme elle vient ! Plein d’élan et d’optimisme, Antonin partira en septembre pour un voyage d’ouverture, autour du monde, entre les Pays de l’Est, l’Asie, l’Amérique… A la découverte de personnalités CRAZY, de cultures et de modes de vie différents du modèle occidental. Un voyage au doux mélange d’humanitaire, d’ouverture aux autres, d’introspection, de philosophie… et pourquoi pas de nouvelles expériences professionnelles : « Je ne ferme aucune porte. Je veux vivre à 100 % en permanence. J’avais ce rêve en tête depuis quelques années. J’ai toujours été à l’écoute et très attentif aux regrets des personnes qui m’entourent – “j’aurais dû faire cela quand j’étais jeune“, “si j’avais su…“, “si j’avais plus de temps“. C’est tout cela qui m’a guidé, et j’ai pris ma décision. Mon guide c’est aussi une phrase culte, tirée de mon film fétiche, Into the Wild : “Si tu veux un truc dans la vie, faut t’en saisir !“ »

Antonin aurait pu jouer la sécurité de l’emploi. Il avait tout de même eu la chance d’être embauché en CDI dès la sortie de ses études. Il aurait pu privilégier le petit confort de son studio lillois, et l’assurance d’une vie sereine et tranquille, entouré de sa famille et de ses amis. Il a fait le choix de l’audace, de l’incertitude : partir (presque) sans rien, sans être sûr de revenir… parce que tout dépendra de ce que lui offrira l’expérience de ce voyage ou sans savoir ce qu’il retrouvera en rentrant après ce long périple. « J’ai la chance aussi de pouvoir profiter des opportunités qui s’offrent à moi. J’ai tellement peur d’avoir des regrets, parce que je n’aurai pas osé ! J’aime aussi réserver une part d’improvisation à ma vie… »

Savoir profiter de l’éphémère

Antonin veut aujourd’hui vivre chaque moment intensément dans le présent, prendre le temps, goûter l’instant. « La vie c’est un peu comme un train qui roule à vive allure ! Soit tu passes ton temps à te plaindre du fait que le train roule trop vite. Soit tu profites de chaque seconde pour regarder, même furtivement, les moindres détails et la beauté du paysage, en échangeant avec les hommes et femmes que tu rencontres dans le train. J’essaie tous les jours de rester maître du temps et de ne pas en être esclave. »

Construire sa vie au gré des rencontres

« Je vois la vie d’une façon positive parce que pour moi la vie est faite de rencontres, de partage d’expériences… Savoir être à l’écoute de l’autre, pouvoir bénéficier de son expérience. Je me mets en “mode rencontre“, dès que je me lève le matin. Dans le métro, au travail, dans un bistro, dans la rue, chez le boulanger au coin de ma rue… Partir à la rencontre des gens, sans connaître leur âge, sans savoir ce qu’ils font comme métier. Quel enrichissement et ouverture au quotidien. Je n’ai jamais aimé mettre des gens dans des cases ». Antonin a appris aussi à s’émerveiller des tous les petits bonheurs du quotidien, une âme d’enfant en quelque sorte. « Je ne fais pas forcément que des choses extraordinaires qui m’enchantent à chaque instant, mais dans tout ce que j’entreprends, j’essaie toujours d’y entrevoir le petit truc agréable, la petite chose qui va me faire grandir. Et quand on voit le côté positif, on en ressort toujours plus fort, plus confiant pour l’avenir. »

Point de départ : l’Asie et… le Bhoutan, le pays du bonheur immédiat !

Antonin commencera sûrement son aventure par l’Asie, parce qu’il aime les contrastes, dans les modes de vie et les cultures. L’Inde et sa diversité l’attirent, le Vietnam, le Cambodge, le Laos, le Népal. « J’avais envie d’essayer dans ce sens-là. Je pense que chaque pays a sa particularité, sa culture ». Il fera une halte, ou un long séjour, au Bhoutan. Le Bhoutan est un minuscule pays, entre le Sud de la Chine, le Nord-Est de l’Inde, tout proche du Népal. C’est le “pays du Dragon Tonnerre“ représenté sur son drapeau, mais aussi celui du “bonheur national brut“, BNB, celui des gens heureux, ou le pays du bonheur immédiat…

« C’est une belle idéologie et je suis CURIEUX de voir, de découvrir comment ils appliquent le BNB au quotidien, comment les habitants y vivent, ce que cela change dans leur vie de tous les jours. Est-ce que les gens sont vraiment plus heureux ? C’est le roi Jigme Singye Wangchuck, en monarque récemment converti à la démocratie, qui s’est intéressé au « bonheur national brut » de son peuple. Il veut en faire un vrai modèle de développement basé sur le bien-être, différent des modèles actuels basés sur la croissance. Pour lui, l’économie doit servir les hommes et pas l’inverse. Le BNB est un indice très sérieux où l’éducation, la santé gratuites pour tous et la protection de l’environnement ont le même niveau d’importance que les produits et services vendus à l’Inde. »

Vivement la rencontre insolite d’Antonin avec un habitant du Bouthan qui aura sans doute beaucoup à nous enseigner sur l’art du bonheur immédiat !

Dans quelle lettre de CRAZY! se retrouve Antonin Morel ?

Antonin serait un peu le C, un peu le R… C comme curieux c’est sûr, car Antonin aime avant tout découvrir et apprendre : « J’ai soif d’apprendre tout le temps de nouvelles choses, c’est ce qui me booste dans la vie, ce qui me fait avancer ! Rêveur oui sûrement mais rêveur dans l’action car j’ai la chance aujourd’hui de pouvoir aller jusqu’au bout de mes rêves ! »

Les inspirations d’Antonin

Un livre, Vivre pour se sentir heureux. C’est l’histoire d’un gars qui rejoint le pôle sud à pied en solitaire. Il raconte aussi son schéma mental, les cinq plus grands sommets de chaque continent… Vivre, pour lui c’est exister.

Un film, Into the wild, de Sean Penn. Tout juste diplômé de l’université, Christopher, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l’existence confortable et sans surprise qui l’attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui. Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleurs. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres.

Un animal, Balou, dans le livre de la jungle parce que pour lui “Il en faut peu pour être heureux !“

Un pays, la Terre, pour être citoyen du Monde !

Isabelle Samaille

 

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