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SANDRINE DOVERGNE : « J’agis, sinon je me mets des barrières au cerveau. »

Sandrine Dovergne est une marmite bouillonnante d’énergie positive et d’action qui cache sous son couvercle une personnalité à fleur de peau. Lorsqu’elle parle, elle s’emporte, s’enflamme, la voix tremble, les poils se hérissent parce qu’elle a la chair de poule d’émotion. Son sourire est empli de chaleur. Elle aime les gens, sincèrement, profondément, et elle le leur dit. Elle aime les enlacer, simplement pour partager le précieux moment présent d’être ensemble. Sandrine parle beaucoup, mais surtout pas pour ne rien dire. Cela lui permet de rendre concrètes ses idées. L’esprit est vif et acéré, les mots sont choisis avec soin et délivrés à propos. L’esprit rebondit à droite, à gauche, en haut et en bas. En ressortant d’une rencontre avec Sandrine, vous avez des idées, des envies, des portes se sont ouvertes, des pistes inexplorées se présentent à vous. Vous êtes prêt à agir.

L’audace de l’action

C’est ce que Sandrine a fait. Agir. Quel mot extraordinaire que l’on n’ose pas souvent mettre en oeuvre soi-même. Et pourtant, il vous donne des ailes. « Quand nous avons eu quarante ans, nos enfants ont eu dix ans, cela faisait cent ans à nous quatre. Et quand on a cent ans, il faut faire quelque chose de magique. » Olivier, le mari de Sandrine, avait créé son entreprise de services informatiques, il voulait se renouveler. Faire un grand voyage en voilier avait toujours été son rêve. Sandrine voulait faire quelque chose pour elle. «  J’ai fait des choses de plus en plus dingues : j’ai été prof, j’ai travaillé pour un théâtre, et maintenant je réalise mon projet de vie. Comme j’aime m’interroger sur le monde, j’aime aller le voir. Je me suis demandée si nous avions assez d’audace pour vivre autrement que soumis à la société de consommation. Agissons, plutôt que de critiquer. »

La décision est un instant particulier. Sandrine et Olivier ont décidé de construire leur chance, de larguer les amarres. Il a vendu son entreprise, elle a démissionné. « Pour les gens, nous partons nous faire plaisir, ce que nous entreprenons n’est pas forcément utile. Pour nous, nous partons nous confronter à notre propre liberté. »

Vents d’Anges, plus qu’un simple voyage : une volonté d’aller à la rencontre des femmes et de leur culture

Le projet Vents d’Anges est un rêve qui devient réalité. Ce sont des parents et leurs deux adolescents de treize ans qui partent faire un tour du monde en voilier, pour partager, au gré de leurs rencontres, des mets et des vins. Chaque escale sera l’occasion de rencontrer une femme, de créer un lien spécial grâce à la découverte mutuelle des cuisines et des cultures.

J’ai demandé à Sandrine en quoi l’action menée à travers Vents d’anges avait une action positive sur les autres. « Nous sommes partis de nos passions pour aller vers le monde : un rêve de voyage en voilier et la passion de la gastronomie … Cette approche originale nous a donné l’idée d’aller vers les autres à chaque escale avec un cadeau du patrimoine français, une belle bouteille, afin de partager un moment inédit et aussi quotidien : un repas. Comme je suis une femme et que je sais l’importance de mes amies, j’ai choisi de rencontrer les femmes du monde : sans être exclusive ou militante, simplement pour créer un instant avec elles, leurs joies, leur vie familiale, leurs trucs et astuces, leur façon de consommer et de voir le monde. C’est l’envie et l’intention du partage malgré les barrières de langue par la dégustation et les émotions … »

Vents d’Anges est un projet collaboratif, évolutif et interculturel qui dépasse largement le cadre familial. Les Dovergne ont imaginé ce projet avec l’envie de transformer leurs vies personnelles et professionnelles au retour. Interviews, portraits photographiques, dessins peut-être, Vents d’Anges portera un regard authentique sur les femmes, leur place dans la société, et engagera le dialogue sur les réseaux sociaux et son site.

Etre plus ouvert aux autres et sur soi-même peut changer le monde

Sandrine pense que les sourires, les émotions partagées, ainsi que le regard bienveillant sur les femmes du monde et leur culture sont des gestes simples d’ouverture qui font grandir. D’un point de vue plus personnel, le dépassement de soi dans une aventure familiale commune est un défi à la vie, qui va forcément changer les Dovergne et le regard qu’ils portent sur le monde. « Nous espérons rester étonnés, avec un regard proche de celui du clown. Le principal conseil que je me donne est de ne pas m’oublier et d’oser ! »

Dans quelle lettre de CRAZY ! se retrouve Sandrine Dovergne ?

Sandrine a changé en menant ce projet. « Je m’aime mieux qu’avant. J’ai réussi à monter sur scène (Sandrine a écrit et joué un one-woman show sur ses préparatifs et qui a permis de financer un partie du voyage), ça c’était un rêve inavoué. Je n’envisage plus le mal de mer de la même manière. Et j’apprends le lâcher-prise, ce qui n’est pas du tout naturel chez moi. » Sandrine est bien C.R.A.Z.Y ! Elle se sent entre le C. de curiosité et le Y ! de Yes it is possible ! sans oublier ses doutes et ses failles.

Sophie Mayeux.

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